Deux courtes étapes : Philadelphia & Pittsburgh - parcours du 31 août au 4 septembre 2006

Quelle aventure !!! Prendre le train aux Etats Unis est une véritable expérience. Les trains sont à la taille de l'Amérique et des Américains, c'est à dire long et large. Long pour le temps dont ils ont besoin pour aller d'une ville à l'autre et large du fait de la taille des fauteuils qui sont aux proportions locales. A l'intérieur des rames, on se sent comme en première classe dans notre TGV national, le luxe en moins. A défaut, le confort et la place sont au rendez-vous. Heureusement, pour moi, car il faut plus de 7 heures pour aller de Philadelphia à Pittsburgh (autour de 500 Km) et pas loin de 10 heures de Pittsburgh à Chicago (moins de 750 Km). Il faut comprendre qu'aux Etats-Unis, le train est le dernier transport utilisé. Les américains préfèrent l'avion ou la voiture qui offrent d'avantages de liberté. Un autre point qui joue en défaveur du train est l'horaire des trains. Il faut être retraité ou aimer prendre son temps. Sur les trajets que j'ai fait, tous étaient en retard d'une demi heure à deux heures. A cela s'ajoute, les horaires qui ne sont pas fait pour les voyageurs mais pour le fret. Amtrak étant tributaire des grosses compagnies qui achètent des tranches horaires en grandes quantités, il n'ont pas le privilège de pouvoir choisir leur horaire ce qui peut donner des départs ou des arrivées en plein milieu de la nuit. Pour moi, mon sujet d'étude étant sur la première ligne transcontinentale, je me dois de prendre ce moyen de transport. Et, j'en suis ravi. Je peux prendre mon temps, admirer le paysage quand je voyage de jour ou dormir bercer par le balancement des rames. Ca me rappelle mes trois heures de transport parisien journalier.

Mon premier contact avec la gare de Philadelphia a été des plus spécial. Du fait de mon sujet d'étude, dès que je suis sorti de la gare, mon premier réflexe a été de sortir mon appareil photo pour prendre quelques clichés. A peine, le premier clic effectué, j'ai eu l'agréable surprise de me retrouver face à un agent de police qui me demandait mes papiers d'identité. Il n'y a pas à dire, un petit interrogatoire sur le trottoir, c'est agréable de bon matin.

 

MARCHER - NE COURREZ PAS / PRENEZ VOTRE TEMPS POUR ETRE EN SECURITE
Philadelphia est une ville très agréable avec un long et glorieux passé. C'est ici qu'a été signé le traité d'indépendance des Etats-Unis. Malgré seulement deux jours passés dans la ville par temps de pluie, on peut ressentir que "Phillie" est une ville entre deux temps, entre modernité et passé. Son quartier ancien est conservé, ce qui lui donne cet aspect suranné.
 
 

Pittsburgh a une longue histoire industrielle derrière elle. Elle tire ses ressources de l'industrie sidérurgique et d'une compagnie que l'on retrouve partout aujourd'hui sur nos tables : Heinz. Je suis arrivé un week-end chômé et je n'ai donc pas pu profiter de la vitalité de son centre ville. Mon premier repas, c'est fait en compagnie d'une horde de pigeons affamés qui n'attendaient qu'une chose, qu'un morceau de mon infâme hamburger tombe au sol (qui dit long week-end, dit aucun restaurant ouvert).

Heureusement, j'ai rencontré le jour suivant un architecte pour mon voyage d'étude qui m'a fait découvrir l'autre facette de la ville : sa banlieue. Sur la colline des écureuils, Squirrel Hill, les maisons sont magnifiques. Dans un paysage en mouvement, chacune vient s'insérer dans son environnement et donne une impression de communion avec la nature. Ses rues bordées d'arbres centenaires et l'absence de clôture donne un effet des plus spectaculaire.

Le soir venu, j'ai fait ma première expérience de blues dans un bar bondé de motards. Un groupe de quatre musiciens étaient perchés sur la mézzanine pendant que le guitariste et chanteur faisait son show sur le comptoir. Super expérience le temps de boire une Coors light (bière sans saveur) !!!